Réal Raymond fait un bilan positif du dernier exercice financier à l'assemblée des actionnaires de la Banque Nationale

Montréal, le 12 mars 2003 - 

La Banque Nationale du Canada tenait aujourd'hui son assemblée annuelle des actionnaires, première à être menée par le nouveau président et chef de la direction, Réal Raymond. Monsieur Raymond a, d'entrée de jeu, rappelé l'excellente année que venait de connaître la Banque malgré le contexte morose des marchés financiers. Il a également souligné les excellents résultats du premier trimestre du présent exercice amorcé le 1er novembre 2002.

Le premier trimestre de l'exercice financier 2002-2003 s'est soldé par un bénéfice record de 166 millions de dollars, le plus important bénéfice trimestriel jamais enregistré par la Banque Nationale. Il s'agit d'une hausse de 14 % par rapport au trimestre correspondant de l'exercice 2001-2002. Quant au bénéfice par action, il s'est élevé à 0,88 $ en hausse de 21 % par rapport au trimestre correspondant l'an dernier. Pour l'exercice terminé le 31 octobre dernier, le bénéfice d'exploitation1 s'élevait à 555 millions de dollars, soit 2,86 $ l'action, alors que le rendement de l'avoir des actionnaires était de 14,7 %, ce qui constitue un rendement supérieur à celui de plusieurs autres grandes banques canadiennes, qui s'est répercuté sur la valeur du titre.

" En 2002, le titre de la Banque Nationale est, de toutes les banques canadiennes, celui qui s'est le plus apprécié, a déclaré monsieur Raymond. Si l'on tient compte des dividendes versés, on constate que le rendement total des actionnaires en 2002 est de 25 %, comparativement à 4 % pour l'indice de référence de l'industrie et à -8 % pour l'ensemble de la Bourse de Toronto. "

Les défis de la Banque Nationale

La croissance des revenus est l'un des défis des prochains trimestres ciblés par le président de la Banque Nationale. Il s'agit d'un défi auquel fait face l'ensemble de l'industrie bancaire canadienne. Toutefois, la Banque Nationale dispose des moyens de le relever en tirant principalement parti des occasions qui se présentent sur le marché canadien.

Parmi les autres défis évoqués par le président de la Banque, ceux qui sont liés aux changements de la demande dans le secteur financier, à l'amélioration de la productivité, aux ressources humaines et aux fusions bancaires ont particulièrement retenu l'attention.

Le premier, soit la nécessité de profiter des occasions offertes par les changements de la demande, repose sur un constat évident : devant le vieillissement de la population, c'est du côté de la demande en produits d'investissement plutôt que de crédit que viendra la croissance.

Le deuxième défi, celui de la productivité, est un défi récurrent, celui pour la Banque Nationale d'être une banque aussi rentable sinon plus que ses concurrentes malgré ses particularités.

Le troisième défi, celui des ressources humaines, pose la nécessité d'assurer la rétention des employés en offrant les avantages d'une entreprise capable de valoriser, de dynamiser et d'être à l'écoute du personnel.

Enfin, un autre défi capital attend la Banque : celui des fusions bancaires. La Banque Nationale, a rappelé monsieur Raymond, a fait de nombreuses représentations en cette matière. Elle a en outre signalé aux autorités gouvernementales que l'intérêt public dans le cadre d'une fusion devrait d'abord et avant tout être synonyme de concurrence. La Banque a aussi souligné qu'il était important de maintenir un fort niveau de compétition et une réelle liberté de choix pour les particuliers et les entreprises en cas de fusions. Un tel contexte pourrait profiter à la Banque et se traduire par des opportunités d'affaires sur des marchés où elle est actuellement absente.

Les principaux faits saillants du dernier exercice

L'assemblée annuelle a aussi permis à la haute direction de la Banque Nationale de faire un bref survol des principaux faits saillants du dernier exercice. Monsieur Raymond s'est réjoui en tout premier lieu de l'orientation stratégique suivie au cours de 2002. " Cette stratégie d'affaires est adaptée à ce que nous sommes : une banque super régionale qui, tout en se concentrant sur sa position de force sur le marché québécois, rayonne ailleurs dans des créneaux bien choisis ", a mentionné le président.

La gestion du patrimoine est l'un des créneaux privilégiés par la Banque Nationale : elle lui permettra de générer un fort volume d'affaires et une solide rentabilité pour les actionnaires. En 2002, la Banque Nationale a fait une acquisition majeure qui élargit considérablement son réseau et ses compétences en cette matière. Elle a acquis Placements Altamira, qui compte 130 000  clients, la plupart à l'extérieur du Québec. Cette entreprise représente une marque reconnue qui, entre autres, permet à la Banque de doubler ses actifs en fonds communs, les faisant passer à plus de 10 milliards de dollars.

La Banque a également conclu un accord majeur avec le Groupe Investors, Great-West Life et la London Life, trois filiales de la Corporation Financière Power, qui lui donne accès au plus vaste réseau de conseillers financiers au Canada, soit 7 000 spécialistes qui desservent plus de 3,2 millions de clients. Cet accord confirme la valeur et la réputation de la Banque Nationale en tant que manufacturier de produits financiers.

Après avoir redéfini son positionnement sur le marché américain, la Banque Nationale a réalisé une importante transaction au sud de la frontière en se portant acquéreur de Putnam Lovell, une société-conseils en fusions et acquisitions et financement d'entreprises, qui vient étendre l'offre de services de la Financière Banque Nationale. D'autre part, le dernier exercice financier a vu la Banque consolider ses efforts pour offrir des services Internet de premier plan aux entreprises ainsi qu'aux particuliers. La Banque Nationale a ainsi revu entièrement son portail Web.

Par ailleurs, l'augmentation substantielle des heures d'ouverture de 60 succursales québécoises a permis d'améliorer le service à la clientèle et de développer encore davantage le rôle conseil de la Banque.

Enfin, il est important de mentionner que la qualité du crédit ne cesse de s'améliorer. La Banque Nationale affiche le meilleur ratio de prêts douteux de toute l'industrie et ce, pour le cinquième trimestre consécutif. De même, les coefficients de capitalisation sont les meilleurs de l'industrie. Ils résultent d'une gestion active et prudente de même que d'un apport substantiel de capital imputable à une forte rentabilité.

La Banque Nationale renforce sa régie d'entreprise

Soucieuse de maintenir sa bonne réputation d'entreprise responsable, la Banque Nationale a réitéré son engagement envers une régie d'entreprise rigoureuse et intègre. Ainsi, les politiques concernant le programme d'octroi d'options ont été révisées. Dorénavant, ces options seront comptabilisées en tant que dépense afin que le bénéfice par action tienne compte de la dilution engendrée par les options. De plus, les 11 membres du Comité de direction de la Banque devront conserver durant au moins un an les actions acquises suite à la levée d'options.

Monsieur Raymond a souligné plusieurs autres initiatives qui permettront d'améliorer la régie d'entreprise mais, précise-t-il, il demeure que : " le meilleur gage de la protection des actionnaires réside dans un Conseil d'administration et une direction constituée de personnes intègres, renseignées, disponibles, expérimentées et qui jouent un rôle actif dans la définition des orientations et la surveillance des activités et des risques présents dans l'entreprise, en épousant pleinement les intérêts des actionnaires. "

1  ( Voir le rapprochement du bénéfice d'exploitation au bénéfice avant charges d'écart d'acquisition, tableau 1B page 55, rapport annuel 2002. )

 À propos de la Banque Nationale du Canada

La Banque Nationale du Canada est un groupe intégré qui fournit des services financiers complets à sa clientèle de particuliers, de PME et de grandes entreprises dans son marché principal, ainsi que des services spécialisés à ses autres clients dans le monde. La Banque Nationale offre toute la gamme des services bancaires, y compris ceux destinés aux grandes sociétés, et tous les services d'une banque d'investissement. Elle est active sur les marchés internationaux de capitaux et, par l'entremise de ses filiales, en courtage des valeurs mobilières, en assurance, en gestion de patrimoine ainsi qu'en gestion de fonds communs de placement et de régime de retraite. La Banque Nationale est une entreprise dont l'actif est d'environ 75 milliards de dollars et qui, avec ses filiales, emploie plus de 17 000 personnes. Ses titres sont cotés à la Bourse de Toronto (NA :TSX). Pour de plus amples renseignements, visitez le site de la Banque à www.bnc.ca.

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