Fonctionnement d’une évaluation d’entreprise : ce que les propriétaires d’entreprise et les acheteurs doivent savoir
Les acheteurs et les vendeurs doivent obtenir le même renseignement : combien vaut vraiment une entreprise? Les acheteurs doivent s’assurer de ne pas payer plus que ce que l’entreprise générera pour eux dans le futur. Les vendeurs doivent quant à eux essayer d’obtenir un rendement suffisamment élevé pour financer leur prochaine phase de vie. Or, déterminer la juste valeur marchande (JVM) est un processus complexe. C’est à la fois un art et une science, fondés sur des faits, mais tout en prévoyant l’avenir. Des formules sont utilisées, mais les variables sont sujettes à interprétation.
Un acheteur et un vendeur peuvent avoir des points de vue très différents sur la JVM d’une entreprise, même s’ils l’ont déterminée avec l’apport de tiers qualifiés. Pour mieux comprendre ces divergences, nous passerons en revue les facteurs qui déterminent la valeur d’une entreprise, la façon d’évaluer une entreprise, les erreurs courantes que commettent les acheteurs et les vendeurs dans le processus, ainsi que la façon dont les banques commerciales peuvent vous aider à établir des projections financières et des tendances du marché, ainsi que vous mettre en contact avec des partenaires de confiance dans le transfert d’entreprise.
Qu’est-ce qui détermine la valeur d’une entreprise?
La valeur d’une entreprise est principalement fondée sur des flux de trésorerie futurs durables. L’objectif est de déterminer quels seront ces flux de trésorerie. Or, il ne s’agit pas simplement de regarder les bénéfices passés de l’entreprise. En effet, un grand nombre d’autres facteurs peuvent influer sur le transfert d’une entreprise, notamment les suivants :
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Rentabilité et marges
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Croissance prévue
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Concentration de la clientèle
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Solidité de la gestion
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Perspectives de l’industrie
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État du bilan
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Actifs corporels et incorporels
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Dettes
Après la prise en compte et l’examen en profondeur de chaque secteur, la valeur de l’entreprise est habituellement exprimée sous forme de multiple de son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA). Règle générale, plus la qualité, la prévisibilité et la croissance des bénéfices potentiels seront élevées, plus le multiple – donc la JVM – sera élevé.
Cas de deux évaluations
Dans une entreprise familiale, un frère décide de racheter les actifs de son autre frère. Ils retiennent les services d’un cabinet comptable qui détermine que la valeur de vente est de trois à cinq fois plus élevée que le BAIIA. Le frère acheteur est d’avis que la valeur est trop faible et décide de racheter les actifs de son frère à huit fois le BAIIA. Deux ans plus tard, il vend l’entreprise à 13 fois le BAIIA.
Dans cet exemple, la valeur de l’entreprise a augmenté de façon spectaculaire en relativement peu de temps, non pas en raison de changements majeurs dans l’entreprise, mais parce que l’acheteur faisait une acquisition stratégique et avait besoin d’actifs commerciaux précis pour croître.
Comment évaluer une entreprise dont vous êtes propriétaire?
Tout d’abord, préparez la vente de votre entreprise deux ou trois ans avant qu’elle ne se concrétise. La JVM fluctue : pour obtenir le meilleur rapport qualité-prix pour votre entreprise au moment de la vente, prenez le temps de cibler ses lacunes. Faites appel à des conseillers bancaires, à des comptables et à des avocats pour obtenir des éclaircissements sur les états financiers, la planification fiscale et la structure de la société.
Évitez les erreurs courantes que commettent les vendeurs :
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Planification tardive de votre départ – Si vous attendez d’être prêt à partir, vous risquez d’obtenir un prix inférieur ou de payer plus d’impôts en raison d’un manque de planification.
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Dépendance au propriétaire – Si vous êtes trop impliqué dans l’entreprise, cela peut nuire à la valeur de ce que quelqu’un est prêt à payer parce que l’entreprise risque de souffrir de votre départ.
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Surévaluation – Si vous vous concentrez sur les résultats passés et les flux de trésorerie et que vous négligez d’autres critères d’évaluation, vous penserez probablement que votre entreprise vaut plus que ce que vous pouvez obtenir de façon réaliste.
Pour en apprendre davantage, consultez l’article Vendre son bien immeuble avec son entreprise : stratégies à envisager au moment de planifier un transfert d’entreprise.
Comment les acheteurs évaluent-ils la valeur d’une entreprise avant de faire une offre?
D’emblée, les acheteurs se posent deux grandes questions : quelle est la valeur pour moi et qu’est-ce qui pourrait mal tourner? Pour répondre à ces questions, les acheteurs tiennent compte des mêmes critères d’évaluation que les vendeurs, mais avec plus de diligence puisqu’ils deviennent responsables de l’entreprise. Les marges, la concentration de la clientèle, les contrats clés, les exigences en matière de fonds de roulement, les employés, la gestion, les fournisseurs, entre autres, seront tous examinés attentivement et minutieusement.
Évitez les erreurs courantes que commettent les acheteurs :
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Sous-estimer l’importance de la culture – Une bonne adéquation de la culture avec les employés et gestionnaires qui dirigeront votre entreprise est essentielle.
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Mauvais calcul du risque lié à la transition – Il convient de ne pas minimiser le coût et les répercussions du changement de propriétaire, surtout si le propriétaire actuel participe aux activités quotidiennes.
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Manque de diligence raisonnable – Demandez à des conseillers avisés de vous aider à examiner la transaction étape par étape pour bien comprendre l’acquisition que vous faites.
Manière courante pour les banques d’évaluer les entreprises
Si les acheteurs veulent un bon rendement futur du capital investi et les vendeurs souhaitent obtenir le prix le plus élevé, les banques quant à elles chercheront à déterminer si l’entreprise pourra soutenir la dette requise pour l’achat. Même si un acheteur et un vendeur s’entendent sur la JVM d’une entreprise, une banque peut ne pas fournir de financement sur le prix d’achat complet si elle doute que l’entreprise générera suffisamment de flux de trésorerie durables pour payer la dette encourue. Les banques évalueront en outre si l’achat comprend surtout une survaleur ou des actifs corporels; une solide base d’actifs pourrait justifier un financement accru.
Parmi les documents qu’une banque demande souvent pour évaluer une entreprise, notons les suivants :
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États financiers
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Vérification des actifs
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Rapport d’évaluation de l’entreprise
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Qualité des résultats ou rapport de diligence raisonnable comptable
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Documents de planification fiscale ou diligence raisonnable fiscale
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Plan de relève de gestion
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Projections financières et prévisions de flux de trésorerie
La Banque Nationale dispose d’une équipe spécialisée en fusions et acquisitions pour vous guider à cette étape critique, de même que son équipe chevronnée Services aux entreprises. Notre équipe experte offre des conseils pratiques et peut vous mettre en contact avec des cabinets juridiques et comptables expérimentés en transfert d’entreprise. Adressez-vous à votre conseiller ou prenez rendez-vous dès aujourd’hui.